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Chorale

OPERA Saison 2017

1- Die Zauberflöte - La Flûte Enchantée

Singspiel en deux actes (1791)- Wolfgang Amadeus Mozart

Lundi 23 janvier 2017 à 19h30 – Opéra Bastille

3h05 avec un entracte

En langue allemande (surtitrage en français et en anglais)

Optima : 176 euros



Le dernier opéra de Mozart est un feu d’artifice en forme de conte initiatique. S’y côtoient le prince d’un pays lointain à la recherche d’une princesse légèrement suicidaire, un serpent géant et un oiseleur fanfaron, une Reine de la Nuit et un grand prêtre, moins ténébreux qu’il n’y paraît, imposant d’étranges rites de passage… De ce mélange improbable résulte une oeuvre féerique et dramatique qui peut, tour à tour, être entendue comme une merveilleuse histoire pour enfants ou comme la plus profonde méditation sur la vie et la mort. Vingt ans après une première mise en scène donnée au Festival d’Aix‑en-Provence, cette production a marqué les retrouvailles de Robert Carsen avec l’opéra de Mozart. Il pose sur l’œuvre un regard nouveau et nous livre une Flûte enchantée épurée, élégante et incarnée : un joyau sombre où les apparences se révèlent souvent trompeuses…

 

2- Cosi van Tutte

Opera buffa en deux actes (1790) – Wolfgang Amadeus Mozart

Lundi 13 février 2017 à 19h30 – Palais Garnier

3h40 avec un entracte

En langue italienne

Cat. 1 : 190 euros

 

«En ce moment vous aimez un homme, vous en aimerez un autre ; l’un vaut l’autre parce qu’aucun ne vaut rien.»  

despina, Acte I, scène 9


Provoqués par Don Alfonso, vieux philosophe cynique, deux jeunes idéalistes décident de mettre à l’épreuve la fidélité de leur amante. L’amour leur infligera une amère leçon : ceux qui se croyaient phénix et déesses se découvriront corps désirants… Nous sommes en 1790, un an après la Révolution française, lorsque, pour ce qui sera leur dernière collaboration, Mozart et Da Ponte choisissent de mener cette expérience amoureuse et scientifique. Étrange musique que celle de ce Così fan tutte, complexe dans sa symétrie, souriante et pourtant d’une mélancolie presque sacrale. Étrange musique dont chacune des notes semble destinée à nous faire accepter la perte – perte du paradis, perte de la jeunesse, perte de l’être aimé – pour dessiner un monde où tout se transforme, tout est mouvement. Ce laboratoire de l’érotisme ne pouvait qu’inspirer Anne Teresa De Keersmaeker, chorégraphe, qui excelle à rendre visible sur scène la géométrie profonde des œuvres. Avec six chanteurs doublés de six danseurs, elle met en scène le désir qui unit et sépare les êtres, pareil aux interactions entre les atomes qui, quand elles se brisent, rendent possibles de nouvelles liaisons.

 

3- Le Songe d’une nuit d’été d’après William Shakespeare

Entrée au répertoire – Felix Mendelssohn-Bartholdy (musique) / George Balanchine (chorégraphie)

Jeudi 23 mars 2017 à 19h30 – Opéra Bastille

2h00 avec un entracte

Optima : 140 euros

 

« Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé) que vous n’avez fait qu’un somme, pendant que ces visions vous apparaissaient. »

 William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été, scène VII

Nombreux sont les chorégraphes qui ont puisé dans l’œuvre de Shakespeare la matière dramatique de leur ballet, à commencer par Jean-Georges Noverre, ardent défenseur du « ballet d’action », et Marius Petipa, premier à utiliser la musique de scène de Mendelssohn. En amoureux de cette partition, George Balanchine ne pouvait faire exception. Ainsi, en 1962, il crée pour le New York City Ballet sa version de la comédie de Shakespeare. Fidèle à son vocabulaire qu’il mêle à une subtile pantomime, il déroule en deux actes et six tableaux une intrigue sentimentale complexe. Autour de Thésée, duc d’Athènes, et d’Hippolyte, reine des Amazones, s’entremêlent une querelle domestique entre le roi des elfes et la reine des fées, l’intervention du facétieux Puck et de son philtre magique ainsi que celle d’une troupe de comédiens amateurs. Le dénouement sera célébré à la manière d’un grand divertissement virtuose. Avec Le Songe d’une nuit d’été, c’est un des rares ballets narratifs de George Balanchine qui fait son entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra national de Paris dont la réalisation des décors et costumes a été confiée à un autre magicien de la scène, Christian Lacroix.

 

4- Robbins/Balanchine/Cherkaoui/Jalet

Entrée au répertoire – Maurice Ravel

Jeudi 11 mai 2017 à 19h30 – Palais Garnier

1h50 avec 2 entractes

Optima : 143 euros

En sol

Musique

Maurice Ravel

Concerto pour piano et orchestre en sol majeur

Chorégraphie

Jerome Robbins

Décors

Erté

Costumes

Erté

Lumières

Jennifer Tipton

La Valse

Musique

Maurice Ravel

Chorégraphie

George Balanchine

Décors

Jean Rosenthal

Costumes

Karinska

Boléro

Musique

Maurice Ravel

Chorégraphie

Sidi Larbi Cherkaoui
Damien Jalet

Conception

Sidi Larbi Cherkaoui
Damien Jalet
Marina Abramović

Scénographie

Marina Abramović

Costumes

Riccardo Tisci

Lumières

Urs Schönebaum

Direction musicale

Maxime Pascal

Au-delà des six pièces que Maurice Ravel a composées pour le ballet, son œuvre tout entière est une intarissable source d’inspiration chorégraphique, liée sans doute au potentiel spatial que recèle aussi son génie de l’orchestration. Écrite au lendemain de la Première Guerre, La Valse se veut une dissolution en « un tourbillon fantastique et fatal » de la valse viennoise et du monde qu’elle incarne. Conforme à cette idée, la chorégraphie de George Balanchine de 1951 mêle à la gaieté apparente une once de tourment romantique. Dans un tout autre esprit, Jerome Robbins adapte en 1975 le Concerto en sol pour piano, composé par Ravel au retour d’une tournée aux États‑Unis où il découvrit le jazz. Encadré par deux mouvements aux accents de comédie musicale, un duo de très grande grâce magnifie le vocabulaire classique. Enfin, Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet concluent le programme par un Boléro fascinant, maelstrom de mouvements électrisés par la scénographie de Marina Abramović et les costumes de Riccardo Tisci.

 

5- Rigoletto

Melodramma en trois actes (1851) – Giuseppe Verdi

Lundi 5 juin 2017 à 14h30 – Opéra Bastille

2h35 avec un entracte

En langue italienne (surtitrage en français et en anglais)

Cat. 1 : 162 euros

 

« L’instant de la vengeance est enfin arrivé. Depuis trente jours que je l’attends, en pleurant des larmes de sang, sous le masque du bouffon. »  

Rigoletto, Acte III


Dans Le Roi s’amuse, le drame luxuriant de Victor Hugo, Verdi a perçu un théâtre digne de Shakespeare. Tels sont en tout cas ses mots enthousiastes lorsqu’il presse son librettiste Piave de mettre Venise sens dessus dessous pour que Rigoletto passe sans dommage sous les fourches caudines de la censure. Las, ce ne fut pas sans mal, la moralité ne tardant pas à s’en offusquer… De fait, le compositeur devait parvenir à créer, à travers ce bouffon bossu, l’une des figures les plus complexes et tourmentées de tout le répertoire opératique : monstrueux et déchirant, grotesque et sublime, père maudit qui, en voulant sauver sa fille des griffes du duc, finira par la tuer. Le rôle-titre atteint son apogée dans l’air « Cortigiani, vil razza dannata », dont le mouvement descendant, de l’explosion de rage à l’imploration, affirme la capacité de Verdi à plier une forme héritée du bel canto à la vérité du théâtre. Claus Guth a signé avec ce spectacle sa première mise en scène pour l’Opéra de Paris.

 

6- Carmen

Opéra en quatre actes (1875) – Georges Bizet

Lundi 19 juin 2017 à 19h30 – Opéra Bastille

3h20 avec un entracte

Optima : 180 euros

 

«Et prenant la fleur de cassie qu’elle avait à la bouche, elle me la lança, d’un mouvement du pouce, juste entre les deux yeux.»

Prosper Mérimée, Carmen


Dès les premières phrases prononcées par Carmen, qui marquent l’une des plus grandes entrées de l’histoire de l’opéra, tout est dit : « L ’amour est un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser. » Dans un sulfureux déhanchement aux accents andalous, la belle cigarière jette son dévolu sur un soldat : Don José. Le destin fera le reste. Immédiatement considéré comme un chef-d’oeuvre dans toute l’Europe, Carmen mettra longtemps à s’imposer à Paris où sa création en 1875 connaît un accueil contrasté. Composé sur un livret de Meilhac et Halévy qui prend ses racines chez Prosper Mérimée, l’opéra abolit la frontière entre tragique et comique avec une modernité qui, à l’époque, fait scandale. Peut-on tuer l’être aimé par amour ? La beauté rougeoyante de la musique de Bizet où s’enchaînent les airs inoubliables en fera pourtant, d’année en année, l’ouvrage lyrique le plus joué au monde.

 

7- La Cenerentola

Dramma giocoso en deux actes (1817) – Giocchino Rossini

Jeudi 6 juillet 2017 à 19h30 – Palais Garnier

3h10 avec un entracte

En langue italienne (surtitrage en français et en anglais)

Cat. 1 : 190 euros

 

« Le monde est un grand théâtre et nous sommes tous des comédiens ; On peut en un instant changer de personnage. »  

Alidoro, Acte I, scène 7


« Avant la fin du carnaval, tout Rome aimera ma Cendrillon… » Ainsi s’exprimait Rossini en 1817, après l’échec de la première, persuadé que la citrouille finirait par devenir un somptueux carrosse. L’avenir devait lui donner raison. Pourtant, en passant du conte de Perrault à l’opéra, l’humble servante qui rêve d’aller au bal a perdu tous ses atours magiques : ici point de fée qui, d’un coup de baguette, transforme les souris en chevaux, les rats en cochers et les lézards en laquais. Et ce n’est pas une pantoufle de vair mais un bracelet que la belle laisse, volontairement d’ailleurs, à son prince en le mettant au défi de la retrouver. Les Lumières ont allumé leurs feux à travers l’Europe et voici que La Cenerentola se concentre sur l’essentiel : se confronter à l’altérité sociale pour retrouver, sous les haillons, la crinoline. Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie‑Française, réalise sa première mise en scène d’opéra.

Je reste à votre disposition,

Bien à vous

 

Lionel MENJOU

ASCAN Arts et Spectacles

Cellule GILDA – Communication 3e étage

128 rue de l’Université

75007 Paris

Tel : 01.40.63.57.91

Fax : 01.40.63.51.61

Mail : lmenjou@assemblee-nationale.fr

 



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